Les enfants! Réveillez vous! Réveillez vous! Papa double!

Non, je ne vais pas revenir sur l'ennui général qui plane sur le seul élément mis en avant du jeu: le scénario, et je vais même m'excuser un peu: IL S'EST PASSE QUELQUE CHOSE BORDEL! J'étais tellement content que je me suis dit: "Ooooh, on se croirait presque dans un Final Fantasy!". Bref, je vais pas spoiler, même si ça me démange, mais on en apprend de belles, on a de l'action, l'intrigue progresse, on assiste à de l'action, de l'émotion (un peu), il y a même une pause, ... et un village? (si on peut appeler ça comme ça, ceux qui ont fini comprendront je pense). Bon c'est de courte durée, mais ça crée une petite respiration dans le jeu et ça fait du bien enfin de ne plus être entre les cas sociaux de l'équipe, d'avoir quelqu'un à qui parler, de faire notre putain de thérapie de groupe, au bout de 16h de jeu... c'était pas trop tôt. Malheureusment, la partie qui va suivre va vite balayer tout ce que je viens de dire là ; alors accrochez vous à vos kleenex parce que là je ne peux plus me retenir, et je vais devoir spoiler un minimum (je vous épargnerai l'intrigue, et j'emprunte à mon compatriote Yannick Dahan son fameux...).

Ho putain! On est au Gold Saucer!

Bon voilà, une fois l'émotion passée, on se retrouve dans un chapitre dans la superbe zone de Nautilus, véritable parc d'attraction enchanteur, mais parc d'attractions pour pauvre, car, ne vous y trompez pas, vous ne ferez absolument rien dans cette zone. Rien, ai je dit? Je m'en excuse, on y fera deux choses. La première est de regarder une splendide cinématique où des invocations font semblant de se foutre sur la gueule pour le plaisir des petits comme des grands (sic), et -cerise sur le gâteau- un MINI JEU! UN MINI JEU PUTAIN! Imaginez ma joie quand j'ai vu ça!

Bon, fallait s'y attendre, étant donné que 90% des features du jeu prennent le joueur pour une grosse truite bourrée au champomy, le mini jeu tient de la véritable gageure: on débarque dans la "chocobo area", sorte de jardin géant où les poulets sont là et se font caresser par les visiteurs sous fond de musique j-pop reprenant une version complètement altérée (à croire que square enix n'avait plus les droits) du thème déjà très connu des fans "trucbidule de chocobo"... bref je m'égare, ça craint grave, je m'égare toutes les deux lignes. Donc, on se retrouve devant un mini jeu où il faut retrouver dans la zone à multiples reprises Piou, le chocobo résidant dans l'afro-gouffa de Sazh, qui a décidé de jouer à cache cache. Le jeu aurait pu être amusant en laissant au joueur la surprise de chercher, mais non, à chaque fois que celui ci fuit, la caméra montre au gogol que l'on est où il faut chercher. Au bout de 5 fois, on a gagné, whoooohoooo! Un trésor! .... une queue de phénix. Paye ton mini game.

On pourra imaginer la réunion de production ayant conduit à ce jeu:

  • Producer: "- Bon, on a un problème, on n'a pas de mini games"
  • Game Designer: "- on n'a pas de quoi?"
  • P: "- Mini games! Y'en a dans tous les autres au moins un, y nous faut un mini-game. Tu peux pas en trouver un?"
  • GD: "- C'est chiant ça les mini-games, faut que je travaille là dessus"
  • P: "- On s'en fout, si on n'en met pas on va se faire tailler par les fanboys, balance n'importe quoi, ça nous donnera une raison de ne pas les avoir oubliés"
  • GD: "... hmm Ok. Je vais y réfléchir"

... 15J plus tard.

  • GD: "- Chef! Chef! J'ai une super idée de dingues pour le mini jeu, du jamais vu, les fanboys vont être complètement 'poustouflés!"
  • P: "- Haa tu me fais plaisir"
  • GD: "- Alors on dirait que les héros ils sont dans l'enclos à chocobos, et comme Sazh il a un bébé chocobo dans la tête, le bébé chocobo il s'enfuit pour jouer, et le but c'est de le retrouver."
  • P: "- Et t'as pas peur que le joueur le perde vraiment?"
  • GD: "- Nan, mais on va faire comme on fait pour le reste, on lui montre tout, il a plus qu'à appuyer sur avancer, et puis sur valider, et il a gagné"
  • P: "- Je suis tellement émerveillé par ce design que je vais aller pleurer, puis on organisera une grande fête pour célébrer cette victoire"

Bref, on nous prend vraiment pour des cons. (PS: J'y viendrai un jour dans un billet où je lacherai ma haine envers les mutations récentes du jeu vidéo qui nous font tendre vers de l'abrutissement de masse).

...et là, c'est le drame.

On est Lundi soir, il est 23h30, je commence à bailler mais je sens la fin du chapitre arriver, donc je met les bouchées doubles pour terminer mon couloir, stupéfaction, un autre rebondissement (enfin, un truc qui se passe, j'appelle ça rebondissement, mais c'était tellement attendu que bon... enfin j'ai mis rebondissement pour garder votre attention). On enchaine quelques combats, et là: le boss!

J'ai recommencé 3 fois, et à chaque fois ce gros con me oneshot mon leader avec sa super attaque. Petite note: il est équippé en full HP boost, a reçu shell et protect et possède environ 90% de ses HP au moment où il se mange la décharge fatale. Pompon sur le gâteau, son équipière est en healeur. J'ai arrêté, dégoûté par ce combat complètement déréglé. Je déteste perdre sans savoir pourquoi. Enfin si, je sais pourquoi, il va falloir que je PEX!

LA PEX: nom féminin, (Prise d'EXpérience) arme imparable des GD foireux et/ou de mauvaise foi. Consiste à revenir en arrière et se retaper de multiples fois les mêmes ennemis pour compenser un niveau trop bas à un certain moment du jeu. Se rencontre surtout dans les MMO et les mauvais RPG.

Là où je ne comprend pas, le jeu est tellement dirigiste et précalculé que ce serait insultant de dire que c'est prévu.

Bref, j'ai arrêté là hier soir, dégoûté par deux foirages design successifs, en espérant que ce soir ce sera mieux. Peut être m'achèterai-je de la barbapapa et du nutella pour épancher les larmes de ma déprime.

On se revoit dans quelques jours pour la Partie III, qui, j'espère sera la dernière.

PS: Si vous me revoyez pas dans 3 jours, c'est que je suis mort d'ennui sur mon canapé, envoyez europe assistance pour me rapatrier.