Tout d'abord commençons par une étude du logo. A l'inverse des remakes sur Gameboy Advance, le logo de FF4 a subi un gros lifting pour correspondre à la nouvelle charte square qui agrandit l'illustration par rapport au texte. On peut y voir un golbez fou de rage, enroulé dans sa cape, contrairement au logo original qui présentait un Cecil décontracté. Les couleurs de l'illustration sont les mêmes au détail près qu'un halo rouge se tient maintenant au creux de la main de golbez. Premier détail qui a son importance et qui annonce de premiers changements.

Passons maintenant au jeu en lui même. Une fois démarré on assiste à une première cinématique assez old-school, sur deux écrans, à la manière de celle de Final Fantasy III. Elle montre des personnages détaillés, sans toutefois tomber dans du kikoololisme à outrance comme on a pu le voir avec les plus récents final fantasy (à partir du X pour être plus précis). Une vidéo old-school arborant les thèmes musicaux chèrs au IVème Opus qui donne un bon ton.

La cinématique passée, on atteint le menu et on s'attend à avoir à user de notre magique stylet. Or il n'en est rien! Le menu est old school encore une fois, on y va au pad et aux boutons. Un simple "New game" nous attend, pas d'options, pas de bestiaire, pas de bonus: simple & clean. On a déjà envie de démarrer et de voir la première scène du jeu...

La traditionnelle scène d'ouverture se déroule sous nos yeux ébahis, avec une musique très proche de l'originale. Tout ceci en 3D. Et on arrive sur notre capitaine cecil qui arbore fièrement le chara-design de final fantasy III: du très low-poly ça pixellise sur les textures, mais on s'en fout complètement! Bon sang!!! Ils parlent avec des voix digitalisées! La mise en scène est vraiment extra et témoigne d'une bonne réflexion sur le portage. Les sous titres restent peu présents on peut même les passer pour garder en plein écran nos précieuses scénettes.

Et ainsi arrive la première différence du jeu: le premier combat sur le pont n'est plus du tout automatique mais manuel. Attention pour les connaisseurs de ne pas faire autre chose en même temps on est en Active Time Battle, donc... pas de répit!

Et ainsi commence la belle aventure...

Pour ce qui est du système de combat, des modifications sensibles ont été faites. Notamment au niveau des difficultés (plus élevées), du rythme (plus soutenu), et des capacités des personnages qui diffèrent légèrement. Par exemple la compétence "Dark" de Cecil ne fait plus une grosse vague de dégâts à tous les ennemis mais charge l'épée de magie noire ce qui la rend plus forte bien entendu mais qui ne la dispense pas de faire baisser la santé de Cecil. Les magies ont, en plus du temps du tour, un temps d'activation qui va requérir chez le joueur un peu plus de synchronisation dans les batailles. Enfin, l'expérience gagnée par combat me semble plus faible que sur la version Super Famicom, ce qui va impliquer de trainer un peu plus dans les zones. Pour palier à cette difficulté accrue, on a aussi droit à une amélioration du système de combat nommée barbarement Decant Ability System, qui permet de combiner les capacités de plusieurs personnage afin de lancer des attaques surpuissantes.

L'histoire également a été fouillée, à la manière d'une director's cut, avec des scènes et des flashbacks inédits. De nouveaux personnages compagnons apparaissent et le chocobèse (fat choco) offre des possibilités multijoueurs que je n'ai pas pu explorer (j'ai juste reconnu l'icône réseau nintendo DS). Un système d'exploration a également vu le jour avec des décomptes d'exploration des donjons et des récompenses à la clé. Ajoutez à celà la quarantaine d'heures de jeu nécessaires à finir le jeu dans ses moindres recoins et vous obtenez un remake qui, cette fois-ci, vaut vraiment le coup!

On ne peut que se réjouir de cette sortie et de l'annonce du remake de Final Fantasy VI qui, s'il suit les innovations du quatrième, va peut être permettre à toute une génération de frileux des yeux de pouvoir goûter à l'un des plus grands chefs-d'oeuvre du jeu vidéo.